La fortification hollandaise
(1815-1824)

Entre 1815 et 1824, les Hollandais entreprennent de fortifier Mons. L'enceinte communale est rasée afin de construire le projet dessiné par Van de Polder, l'ingénieur hollandais chargé de ce travail. La nouvelle place forte, terminée en 1824, couvre 238 ha.

Mons est entourée d'une enceinte composée de 14 bastions précédés d'un fossé plein d'eau et d'un chemin couvert à glacis. Les bastions sont espacés les uns des autres de 350 m. Ce système rigoureux ne tient aucun compte des fortifications antérieures. Cela conduit à décaler les portes de Nimy et d'Havré par rapport aux rues qui y aboutissent. Une ceinture d'ouvrages détachés est destinée à la défense des voies de communication. Ceux-ci sont constitués de lunettes communiquant entre elles par des galeries creusées sous les chaussées, de demi-lunes et de tenailles casematées.

L'accès à la ville se fait désormais par 5 portes. Quatre ont été reconstruites dans un style monumental. Leurs frontons sont ornés d'une devise en latin. Seule la porte de Bertaimont a conservé son aspect originel, car elle a servi de point de départ à la construction de la nouvelle fortification.

Le système d'inondation est très étendu. Celui-ci est régulé à l'aide de 6 bassins qui peuvent être soit isolés soit mis en communication grâce à des écluses.

Van de Polder fait également construire un ensemble de bâtiments militaires résistants aux bombardements : casernes, écuries, magasin à vivre avec boulangerie, magasins à poudre, arsenal, laboratoire pour la préparation de la poudre.

L'ensemble est démoli en 1861 suite à la signature par Léopold Ier de la loi du 8 mai 1861 relative à la réorganisation de l'artillerie belge et au démembrement total de Mons.