La fortification autrichienne
(1750-1753)
Entre 1750 et 1753, le gouverneur des Pays-Bas autrichien, Charles de Lorraine, charge l'ingénieur athois Robert Spalart de fortifier Mons.
Couvrant 156 ha, la nouvelle fortification se distingue de la précédente par le fait qu'elle comprend beaucoup moins de bastions et d'ouvrages extérieurs. Elle requiert donc beaucoup moins de défenseurs. Son tracé diffère de celui des défenses construites par Vauban. La plupart des ouvrages sont en terre, mais quelques uns sont revêtus d'un mur en pierre. A l'ouest, un fort en étoile est construit sur la Haine, face aux hauteurs du Bois-Brûlé à Ghlin. Devant la porte de Bertaimont, un autre fort, de forme pentagonal, protège cette partie de l'enceinte.
Pour rendre l'inondation totale autour de la ville, la Haine est détournée afin de rejoindre la Trouille. Les chaussées d'accès à la ville constituent les digues. Des écluses, situées dans les bastions, permettent la mise sous eaux des alentours de Mons.
Ces fortifications sont rasées en 1781, sur ordre de l'empereur Joseph II.