Le Quesnoy et ses fortifications

XII e siècle :

Plan du château du Quesnoy
Plan du château du Quesnoy

1142 :

Le comte de Hainaut, Baudouin IV, achète une terre à l'évêque Nicolas I er de Chièvres. Il y fait construire un château afin de contrôler les accès au sud de son territoire et de surveiller ses vassaux à Avesnes. Une agglomération se fixe autour de ce «castrum».

1150 :

Baudouin IV fait édifier des remparts bordés de fossés afin de protéger l'agglomération.

1180 :

Les bourgeois obtiennent une charte de franchise. La population s'accroît et la ville acquiert une certaine prospérité.

1184 :

La ville devient un enjeu capital dans la lutte d'influence entre les grands seigneurs hainuyers et le comte Baudouin V. En 1184, le Quesnoy est assiégée par les troupes du seigneur d'Avesnes. Ne pouvant les contenir, Baudouin V ordonne à la population de brûler la ville et de se réfugier au château, qui résistera à l'invasion.

XIV e siècle :

La ville est protégée par des murs en pierre flanqués de tours. Cette enceinte va d'ailleurs résister au siège des troupes commandées par le duc de Normandie en 1340.

XV e siècle :

Louis XI, roi de France
Louis XI, roi de France

L' enceinte est transformée pour mieux se protéger contre les armes à feu, notamment en se dotant de boulevards. Mais ces transformations n'empêchent pas la ville d'être prise par les troupes du roi de France, Louis XI, en 1477. Le Quesnoy rentre dans le giron des Pays-Bas bourguignons, alors sous le commandement de Marie de Bourgogne et de son époux, Maximilien d'Autriche, lorsque celui-ci chasse les troupes françaises en 1478.

XVI e siècle :

Charles Quint
Charles Quint, souverain des Pays-Bas, roi d'Espagne et Empereur du Saint-Empire

Lorsque Le Quesnoy passe sous domination espagnole, comme l'ensemble des anciens Pays-Bas bourguignons, sa position géographique proche de la frontière française lui confère un rôle stratégique important. Cette importance n'échappe pas à Charles Quint qui, en 1534, charge l'un de ses ingénieurs, Frate da Modena (Jacopo Seghizzi), de dessiner de nouveaux plans de fortification pour Le Quesnoy et de remplacer l' enceinte médiévale par un rempart bastionné adapté à l'emploi de l' artillerie.

Les successeurs de Charles Quint feront ajouter à cette fortification bastionnée des ouvrages en terre destinés à mettre la ville à l'abri des tirs d' artillerie.

XVII e siècle :

6 septembre 1654 :

Turenne prend Le Quesnoy pour le compte de Louis XIV. La ville devient une base avancée des troupes françaises.

1659 :

Le Quesnoy est rattachée à la France par le traité des Pyrénées.

Entre 1668 et 1673 :

Vue du Quesnoy au XVIIe siècle
Vue du Quesnoy au XVIIe siècle

Vauban modernise la ville qui doit s'intégrer à la défense de la frontière septentrionale.

XVIII e siècle :

1712 :

Lors de la guerre de Succession d'Espagne, la ville est assiégée pendant un mois par les troupes alliées. Elle se rend le 2 juillet avant d'être reprise par l'armée française commandée par Villard, le 4 octobre.

1738 - 1742 :

Des améliorations sont apportées aux fortifications de Vauban, notamment par la construction de l'imposant ouvrage à cornes qui entoure le faubourg de Fauroeulx.

1793 - 1794 :

Ces travaux n'empêchent pas Le Quesnoy d'être assiégée par deux fois, en 1793 par les Autrichiens et en 1794 par les troupes françaises. Ces sièges détruisent les deux tiers de la cité qui devra être reconstruite au début du XIX e siècle.

Fin du XIX e siècle :

1867 :

En 1867, la place forte est déclassée. Mais le désastre de Sedan en 1870 nécessite son reclassement comme fort d'arrêt.

1878 - 1886 :

Séré de Rivières
Séré de Rivières

Séré de Rivières met en place un cordon de six forts autour de la ville et renforce les fortifications de la cité.

XX e siècle :

1901 :

La place est définitivement déclassée, mais ne subit pas de démantèlement.

1914 - 1918 :

Après avoir traversé la Belgique, les Allemands pénètrent dans la ville en août 1914 et s'y installent pour quatre ans. Le Quesnoy n'est libérée que le 4 novembre 1918. A cette date, les troupes néo-zélandaises, après un bombardement de 18 jours, escaladent les remparts et s'emparent de la cité.

Entre-deux-guerres :

Le sénateur-maire quercitain, Daniel Vincent, fait classer les fortifications de la ville.

1977 :

La valorisation de l'ensemble des fortifications du Quesnoy est entreprise.