La fortification des XIII e et XIV e siècles
Cette seconde enceinte mesure plus de 2,1 km de long et englobe 22 ha. Reprenant en partie le tracé du premier rempart, elle déborde de l'éperon rocheux et doit s'appuyer sur des terres instables et marécageuses, ce qui a induit un type particulier de fondation : les murs prennent naissance sur des arcades, ce qui permet de stabiliser la construction et d'économiser les matériaux.
Ces fondations sont ensuite recouvertes d'une importante masse de terre, ce qui forme un glacis devant les remparts. Le haut des courtines est pourvu d'un chemin de ronde protégé par des créneaux. Des hourds de bois y sont construits en cas d'attaque afin de réduire les angles morts.
L'enceinte est scandée d'une trentaine de tours. Celles-ci ont un diamètre de 10-11 m, sont hautes de 8 m et ont des murs épais de 3 m. Au départ, elles sont aveugles sur toute leur hauteur. Des fenêtres et des meurtrières ne seront percées qu'à la fin du XIV e siècle. Toute la défense se concentre donc sur le haut de ces tours. Par la suite, un niveau défensif intermédiaire sera aménagé.
Six portes sont percées dans l'enceinte. Dans la plupart des cas, il s'agit d'une tour percée d'un passage voûté.
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