L'art de prendre une ville fortifié - ou poliorcétique - a évolué au gré de l'évolution de l'armement et de celle des systèmes de fortification.
Le but de tout assiégeant est de pénétrer dans la ville qu'il assiége ou de réduire à néant ses défenses afin qu'elle se rende. Il s'agit donc pour l'armée siégeant devant une cité de détruire, ou du moins d'endommager gravement, les fortifications protégeant cette dernière. Pour cela, elle fait appel à des machines de siège, puis aux canons et au travail de sape.
Au Moyen Age, pour pénétrer dans une ville, on envoie des soldats escalader les remparts à l'aide d'échelle ou de beffroi. Mais on perce également des brèches dans les murs afin de pouvoir y pénétrer plus facilement encore.
A partir du XVII
e siècle, la sophistication du système de fortification et le développement de l'artillerie font que les soldats ne peuvent plus avancer à découvert, simplement protégés des balles ennemies par un bouclier. Il faut donc ruser. Pendant que les canons pilonnent la ville, les sapeurs creusent des galeries entre les différents ouvrages extérieurs et permettent ainsi aux soldats de les prendre un à un jusqu'à la place forte proprement dite.