Le Hainaut hollandais
(1815 - 1830)
Lorsque l'empire de Napoléon s'effondre après la défaite de Waterloo, le sort des départements belges est déjà réglé puisqu'ils ont été donnés à Guillaume I d'Orange, roi des Pays-Bas.
Le nouveau régime débute mal. La «loi fondamentale» de 1815, si elle ressuscite les anciens Etats provinciaux et rétablit l'autonomie communale, est mal accueillie. Elle fait la part trop belle aux Hollandais. Mais la politique autocratique du souverain ne s'arrête pas là. En 1822, il impose le néerlandais comme seule langue administrative et supprime la liberté d'enseignement, ce qui lui aliène le clergé catholique. Des mesures fiscales et financières indisposent les ouvriers. Des réformes judiciaires maladroites accroissent encore l'indignation de la population. Cette révolte contre le pouvoir en place trouve son aboutissement dans la Révolution belge de 1830.
Pourtant, le règne de Guillaume I est à nuancer. Il a le souci de maintenir et même d'augmenter le potentiel économique de la Belgique, désormais coupée du marché français, en lui offrant des débouchés vers les Pays-Bas et ses colonies. Sous son règne, le réseau de voies d'eau entamé sous Napoléon est terminé. En outre, le roi ouvre de larges possibilités de crédits à l'industrie capitaliste naissante. Les industries du fer, du charbon et de l'extraction de la pierre connaissent une nouvelle prospérité. Tout cela se traduit par un accroissement démographique notable.