En Belgique
En Belgique, à la fin du XVIII
e siècle, plusieurs villes hainuyères sont privées de
leur
enceinte suite au
décret de l'empereur
Joseph II.
D'autres sont déclassées sur ordre de
Napoléon.
Après le Congrès de Vienne de 1815, les Hollandais, sur insistance des Anglais et d'Arthur Wellesley, duc de Wellington, décident de fortifier certaines villes de la province du Hainaut, situées le long de la frontière franco-belge. Il s'agit d'établir une défense sur trois lignes en fortifiant des villes plus ou moins proches les unes des autres afin de pouvoir se soutenir mutuellement.
En général, les
places fortes
construites sous le régime hollandais reprennent le système
bastionné mis en place au XVII
e siècle. C'est pour cela que dans certains cas, les
fortifications ont pour base les éléments toujours en place. La
seule différence notable est que les ingénieurs hollandais
développent beaucoup moins les
ouvrages
extérieurs, se limitant souvent à la
courtine, pourvue
de
bastions, aux
demi-lunes, aux
fossés, au
chemin
couvert et au
glacis.
Afin de parer aux avancées techniques en matière d'armement,
les fortifications sont dotées de
casemates.
Suite à la révolution belge de 1830, se pose la question du maintien ou de la suppression de ces places fortes le long de la frontière française. Le problème est définitivement tranché en 1859, lorsque le gouvernement belge adopte un nouveau plan de défense basé sur l'existence d'un camp retranché autour d'Anvers. Le roi Léopold I signe la loi relative à la réorganisation et au démantèlement des places fortes hainuyères en 1861.